Les « Whey » : c’est pour moi ou pas ?

Indispensables, les protéines font vite écho dans nos têtes dès que l’on parle de nutrition sportive. Pour autant, est-il nécessaire de « gonfler » nos apports en protéines dès lors que l’on pratique du sport ? Et que penser des Whey, qui doit en prendre et à quelles fins et comment bien choisir son produit ? Pour répondre à ces questions, Food de Sport a interrogé The Protein Works, une marque britannique qui propose ses produits en ligne.

 

Food de Sport (FDS) : A qui ou pour quels sports la prise de protéines sous forme de Whey est-elle conseillée ?

The Protein Works (PW) : La protéine de whey peut être prise par quiconque souhaitant augmenter son apport en protéines. Ces dernières étant indispensables à la régénération et la construction musculaire, n’importe qui pratiquant une activité physique où les muscles sont soumis à un stress important peut consommer des protéines en poudre. Bien évidemment, elles sont le plus souvent utilisées dans le cadre de la musculation où la recherche de l’hypertrophie musculaire est le principe même de cette activité. Mais rien n’empêche un nageur, un joueur de rugby ou encore un pratiquant d’athlétisme d’en consommer, au contraire. Les muscles doivent être chouchoutés lorsqu’on fait du sport de manière intense et régulière. Leur apporter suffisamment de protéines est donc crucial.

 

FDS : Quelles sont les quantités recommandées ? (selon les différents objectifs visés (perte de gras, prise de masse, etc.)

PW : Des études scientifiques ont prouvé que la quantité optimale de protéine à ingérer en une journée se situe autour de 1,6 g par kilo de poids corporel, même s’il est courant de monter à 2 g. Pour une personne pesant 70 kg, la quantité journalière se situe dont entre 112 et 140 g de protéines. La différence entre une perte de gras et une prise de masse va d’abord se jouer au niveau des glucides, puis des matières grasses et enfin des protéines. Lors d’une prise de masse, consommer entre 1.6 et 2g de protéine par kilo de poids de corps est donc suffisant. Ce sont les glucides et les lipides qui vont influencer le total calorique.

Une personne en sèche va donc fortement diminuer son apport en glucides, légèrement diminuer son apport en lipides et au contraire, augmenter légèrement son apport en protéines. En effet, dans le cadre d’un déficit calorique, il est courant de perdre de la masse musculaire car les muscles vont s’utiliser eux même comme source d’énergie. Augmenter l’apport en protéines, par le biais de whey qui reste pratique et relativement économique, permet donc de limiter ce catabolisme indésirable.

 

 

F.D.S : Quelles sont les quantités à ne pas dépasser pour éviter les problèmes de rein notamment…

PW : Les problèmes de reins liés à la prise de protéine en poudre est un mythe (en partie) qui a la peau dure. S’il est avéré que le risque existe pour les personnes ayant des problèmes rénaux préexistants, la prise de protéine de whey ne présente aucun risque à ce niveau. Au contraire ! Plusieurs études scientifiques, validées par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ont même prouvé une légère amélioration des fonctions rénales.

Ce qu’il est important de souligner, c’est plutôt l’importance de l’équilibre acido-basique dans le corps humain. En effet, les glucides et les protéines acidifient le corps, les fruits et légumes le basifient. Augmenter l’apport en protéines sans augmenter en parallèle la consommation de fruits et légumes peut perturber cet équilibre et engendrer des soucis de santé lié à un pH sanguin trop acide.

 

FDS : Parmi l’offre pléthorique sur le marché, quels sont les critères pour choisir une bonne Whey ? Comment s’y retrouver et comment bien choisir ?

PW : Pour choisir une bonne whey, il est très important de savoir lire les étiquettes. De nombreux fabricants trichent sur la composition ou rajoutent des produits inutiles. Par exemple, il est courant de voir des whey dans lesquelles on a rajouté des acides aminés (AA) qui ont peu d’intérêt sur le plan nutritionnel (dans le jargon, on parle d’amino spiking). Le but est de « gonfler » la teneur en protéines des poudres en utilisant des ingrédients peu coûteux mais sans intérêt nutritionnel.

Autre critère : la qualité des matières premières. Par essence, la whey est un sous-produit de l’industrie fromagère qui va être traitée pour être utilisée par les fabricants de compléments alimentaires. Cette whey est donc dénaturée par les traitements qu’elle subit et perd, au passage, une partie de ces atouts nutritionnels. Mais elle est en revanche peu coûteuse.

A l’inverse, il existe des whey non-dénaturées qui n’ont pas subit de traitements dégradant leur valeur biologique. Ces protéines issues du lait sont extraites à froid pour ne pas les altérer.

Dernière chose à connaître enfin : il existe différents types de whey, dont le plus répandu est l’isolat. Principal avantage : L’isolat affiche une teneur en protéines de 90/95 % contre environ 80% pour les wheys concentrées. Et donc par conséquent une plus faible teneur en glucides et lipides. Les isolats ne s’adressent pas forcément aux pratiquants les plus avancées, c’est juste une question de préférence. On peut aussi citer les whey hydrolysées qui sont assimilées plus rapidement par l’organisme. Elles sont donc particulièrement intéressantes après l’entraînement.

 

 

Pour plus d’informations sur les whey, n’hésitez pas à consulter le site The Protein Works https://fr.theproteinworks.com. Vous y trouverez le catalogue très très diversifié de la marque (avec des recettes protéinées vraiment originales et qui sortent du lot) mais aussi des conseils, des astuces et des recettes…

 

Pas de Commentaire

Laisser un commentaire